Ce qu’en dit la presse … et le public


Publié le 20/09/2016 – LA DEPECHE

201609201262-fullCréation et reprises rythment la fin de l’année pour L’Echappée Belle avec, notamment, sa première représentation au nord de la Loire. Vendredi, la compagnie lotoise jouait deux fois «L’Amour en toutes lettres» au festival Le Chaînon manquant, à Laval, une formidable vitrine. Le 24 janvier, elle se produira à Paris, au théâtre 13. Elle y lira «La voyageuse», de Clémentine Saintoul-Colombre. Une lecture qu’elle reprendra le 14 mars aux Inédits de Cahors.

Mais d’ici là, c’est dans le Lot que la compagnie nourrit des projets. Parmi eux, sa création 2016, le cabaret «Femmes et basta !». Il réunit Emilie Cadiou, Frédérique Camaret et Martine Costes-Souyris, avec l’accompagnement d’Enrico Clarelli. «J’avais envie de nous réunir toutes les trois, je sentais parfaitement bien ce trio», explique Martine Costes-Souyris. Elle loue les talents de comédienne et d’accordéoniste de la première, l’œil scénographique incroyable de la seconde. Quant au thème, il succède à deux créations qui donnaient la parole aux femmes au début du XXe siècle. «Avec Enrico, on a eu envie de travailler sur l’après», dit la comédienne. Il donne la parole aux femmes. Le spectacle démarre fort avec Valérie Solana, Xavier Durringer… fait un clin d’œil à Benoîte Groult, Marguerite Duras, Lou Andrea Salomé. «Il y a beaucoup de sourires, de rires, même si on finit avec Médée», dit-elle.

Le spectacle a été présenté en sortie de résidence à Montcuq, sera joué le 23 septembre à Latronquière. Les artistes seront en résidence au théâtre de Cahors du lundi 31 octobre au jeudi 3 novembre pour travailler une version grand plateau.

1. Martine Costes-Souyris reprend la lecture d’une nouvelle de Marie Rouanet, « Rousse » en présence de l’auteure, le 30 septembre à 18 heures à Lalbenque, le 1er octobre à 10 h 30 à Pradines et à 18 heures à Salviac. Le 14 octobre, la compagnie joue le cabaret sur Lurçat à Castelnau-Montratier. « Il est des Lou de toutes sortes » sera repris les 4 et 5 novembre à Mézins (47), le 11 à Odos (65), le 19 à Parnac. La lecture de « T’es pas ma mère » aura lieu le 18 novembre à 18 h 30 à La Halle aux livres de Montcuq.


Publié le 19/11/2015 – Deux séances salle comble

Photo Christine Duppi « Le public s’est pressé nombreux pour les deux représentations (matinale et soirée) de la pièce «Il est des Lou de toute sorte», interprétée par la  troupe de l’Échappée Belle, salle Daniel-Roques, à Pradines le 11 novembre. Dix-huit résidents de l’Ehpad de Pradines mais aussi des spectateurs  venus de Cahors, Figeac, Souillac et d’autres communes, ainsi que les élus présents dans la salle, ont visiblement été séduits et émus par le jeu  puissant, «prenant aux tripes» des quatre comédiennes présentes sur scène. Cette pièce, directement inspirée du livre de Marcelle Capy*, une  Pradinoise d’adoption, journaliste-écrivaine, militante féministe et antimilitariste, relate l’absurdité de la guerre ainsi que le rôle prépondérant tenu par  les femmes en 14-18. Ce magnifique spectacle, labellisé Centenaire 14-18, a intégré création vidéo et musicale. L’équipe d’AVEC Pradines, qui  organisait ces spectacles, subventionnés par la municipalité et la région, a souligné les prouesses techniques des deux régisseurs. Prochain rendez-vous d’AVEC Pradines : le 5 décembre à 20h30 pour «L’école des maris» par la Cie Avis de pas Sage. *« Une voix de femme dans la mêlée ». Le manifeste d’une indignée pendant la Grande Guerre. Préface de Françoise Thébaud. Entre-temps éditions. »

La Dépêche du Midi


Publié le 17 novembre 2015 – par bigoudene46

« Je ne pensais pas, en allant voir cette pièce le soir du 11 novembre, que les paroles prononcées par les actrices à la fin du spectacle auraient un tel écho deux soirs plus tard… elles y parlaient de paix, de fraternité après avoir prêté leurs voix à celles de femmes pendant la guerre de 14-18…sur un texte de Marcelle Capy « Une voix de femme dans la mêlée ».


15 novembre 2015 – le café pédagogique

« Nous savions que la vie était fragile, que l’humain c’était par moments et que la démocratie était menacée par les forces archaïques qui habitent encore le monde. Nous savions que, face à la vacuité de nos modèles économiques fondés sur la consommation compulsive, notre occident peinait à offrir un autre idéal que l’assujettissement aux intégrismes. Nous savions que tout ce qui nous tient à coeur est mortel et que l’obscurité absolue peut, un jour, faire oublier l’espoir de toute lumière …
Que cette nuit terrible où nous avons éprouvé la terreur de la pénombre, nous rappelle notre fragilité et notre finitude. Qu’elle renforce ainsi notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible. Prendre soin de la vie et de l’humain, avec une infinie tendresse et une obstination sans faille, est, aujourd’hui, la condition de toute espérance.
Sachons qu’un seul sourire échangé, un seul geste d’apaisement, aussi minime soit-il, peut encore, contre tous les fatalismes, contribuer à nous sauver de la barbarie … »

Philippe Meirieu  (professeur à l’Université Lyon II en Sciences de l’Education)


il-est-des-lou_0613« À l’heure du centenaire de la guerre 14-18, le Théâtre de l’Échappée Belle fait entendre les voix des femmes, ces héroïnes de l’arrière qui, loin du front, nous apportent leur détermination, leur détresse, leur courage et leurs ambitions. Avec «Il est des Lou de toute sorte !», ce vendredi 2 octobre, au cinéma Charles Boyer, à 21 heures, c’est un regard de femmes que posent les comédiens sur cette guerre mondiale. La compagnie a mis en scène le spectacle, après un minutieux travail de recherche et de collectage d’archives sur le Lot et d’ailleurs. »


« Le fil conducteur de la pièce s’appuie sur l’un des ouvrages de Marcelle Capy :  »Une voix de femme dans la mêlée », publié en 1916. Ce pamphlet contre la guerre fut partiellement censuré dès sa sortie. Nous rendons hommage à cette femme, morte à Pradines en 1962, oubliée de tous, et qui fut une écrivaine, journaliste, pacifiste et féministe. Elle fut directrice de la Ligue des Droits de l’Homme et fondatrice de l’hebdomadaire  »La Vague »», indique le Théâtre de l’Échappée Belle. C’est à travers elle, et toutes les femmes d’alors, que les comédiens nous entraînent dans cette histoire conjuguée au féminin, et à l’arrière du front. »

La Dépêche du Midi


Avril 2015 14-18 en Pays Cordais

représentation en extérieur[…] Ce mois d’avril restera un moment fort pour ceux qui, en Pays Cordais, s’intéressent à la Grande Guerre. L’Échappée Belle, une troupe de théâtre très connue et appréciée dans le Lot, est venue au Théâtre Le Colombier pour présenter, les 24 et 25 avril, son spectacle « Il est des Lou de toute sorte… » .
Le livret écrit par deux comédiennes Martine Costes-Souyris et Sylvie Fumex offre un texte très fort, résultat d’un énorme travail de recherche documentaire sur la vie des femmes à l’arrière dans les petits villages du Lot. Nous nous sommes trouvés ainsi comme en contact direct avec quelques-unes de nos ancêtres, ces femmes qui sont au centre de nos recherches en Pays Cordais. Le fil conducteur est donné par Marcelle Capy, écrivain journaliste des années 14-18 dont l’ouvrage «une voix de femme dans la mêlée» fut censuré pour cause de féminisme et de pacifisme. Comme avec les Lavandières qui à travers le Lavoir évoquaient les soucis portés par les femmes au moment de la déclaration de guerre, L’échappée Belle nous présente cette guerre du point de vue des femmes, une approche tellement rare qu’en soi c’est un événement.
La parole est portée, rendue vivante et percutante, par les comédiennes qui présentent quatre visages des femmes de l’arrière, une mère, une épouse, une jeune fiancée et une fillette. Ces comédiennes avec un talent fantastique et débordant d’humanité ont provoqué une sorte de tsunami d’émotions rendant le public solidaire des situations bouleversantes. Le spectacle est rythmé par des chansons de la comédienne Émilie Cadiou, musicienne, compositrice et interprète qui avec son accordéon réussit l’exploit de détendre l’ambiance oppressive des situations tout en proposant une réflexion sur les questions de fond liées à la guerre, la violence, la mort. Il faut mentionner aussi la place tenue avec un talent de professionnelle par la jeune Gamra Boucherit dans le rôle d’une fillette. En évoquant la vie réelle et quotidienne des enfants, notamment des filles, Gamra nous rappelle que les enfants furent aussi de véritables « combattants » de la Grande Guerre, un aspect généralement passé sous silence.
Ajoutons enfin que tout au long du spectacle un décor est planté sous forme de photos projetées sur le fond de la scène, décor qui progressivement participe à un véritable dialogue entre les comédiennes et cet « acteur » monstrueux et terrifiant, la guerre. La qualité du travail audio-visuel d’Enrico Clarelli et de Patrick Denjean, invisibles en régie, est à la hauteur de celui des comédiennes.
[…] chaque représentation a mis en évidence à quel point les questions posés par le spectacle et plus généralement par le Centenaire de 14-18 étaient on ne peut plus d’actualité : permanence des guerres, montée de la violence et fondamentalement le manque d’égalité entre hommes et femmes dans nos sociétés.

Le Trait d’union n°12

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