La Reine des fourmis a disparu

Spectacle jeune public Mandibulle de Savon : Martine Costes-Souyris Elytre de Lait : Alain Jouhanneau Texte : Fred Bernard Vidéo : Enrico Clarelli d’après les illustrations de François Roca Mise en scène : Enrico Clarelli Univers sonore et musical en direct : Alain Jouhanneau L’histoire : Dans la forêt tropicale, la reine des fourmis rouges […]

Les Sept jours de Simon Labrosse

de Carole Fréchette Mise en scène de Sylvie Fumex assistée de Patrick Denjean avec Martine Costes-Souyris, Sylvie Fumex, Denis Lagrâce création lumière de Julien Simon A partir de 13 ans – Durée : 1h15 Voilà un formidable pied de nez à la crise, à l’heure où il est de bon ton de parler de la […]

L'auteure, Annie Ernaux

La Place

d’Annie Ernaux – (Prix Renaudot 1984)

Lue par Martine Costes-Souyris


« Il n’est jamais entré dans un musée, il ne lisait que Paris-Normandie et se servait toujours de son Opinel pour manger. Ouvrier devenu petit commerçant, il espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui. »


Cette fille, Annie Ernaux, refuse l’oubli des origines. Elle retrace la vie et la mort de celui qui avait conquis sa petite place au soleil. Et dévoile aussi la distance, douloureuse, survenue entre elle, étudiante, et ce père aimé qui lui disait : « Les livres, la musique, c’est bon pour toi. Moi, je n’en ai pas besoin pour vivre. »

La Place commence par deux scènes presque superposées: le récit des épreuves pratiques du Capes – qui va marquer définitivement l’entrée d’Annie Ernaux dans le monde de la bourgeoisie et de la culture – et la mort de son père au-dessus du café-alimentation à Yvetot. Annie Ernaux entame un portrait qui est à la fois un cri d’amour et le sentiment d’une trahison sociale et sentimentale. Mais elle le fait sans artifices ni métaphores, comme une déposition avec cette écriture qu’elle qualifie elle-même de “plate”. L’auteur redonne une «place» à ce père qui voulait qu’elle réussisse au-dessus de sa condition, elle nous invite également à la rejoindre avec nos propres blessures familiales, nos trahisons grandes ou petites.